Samarobriva

Le "Pont sur la Somme"

Peuplée par les Ambiani (dont Amiens est le dérivé) dont elle était le chef-lieu, Samarobriva était une cité gauloise, puis gallo-romaine, importante. D'ailleurs, un des plus grands personnages de l'Histoire la mentionna dans son ouvrage mondialement célèbre "La Guerre des Gaules", à savoir un certain... Jules César.

 

De la période antique, il nous reste de nombreux vestiges qui nous permettent de connaître la vie quotidienne des habitants de Samarobriva. Ville de passage pour de nombreux soldats romains, elle a aussi laissé des objets appartenant à ces hommes qui y ont séjourné, comme l'atteste la patère d'Amiens.

 

Cité gallo-romaine, ville du Monde Antique, Samarobriva nous dévoile chaque année, au cours des fouilles archéologiques, ses mystères, ses secrets et ses trésors.

La patère d’Amiens

 

Cet objet en bronze de la seconde moitié du IIème siècle après J.-C. est une preuve de la fonction d’Amiens comme lieu d’implantation et de passage de personnes venues d’horizons différents. La patère d’Amiens provient de l’actuelle Grande-Bretagne, six stations militaires autour du Mur d’Hadrien confirmant cette information. Ce rempart défensif si célèbre dans l’Histoire est représenté ici sous forme de murailles crénelées. Mais à qui appartenait cette coupe dont on retrouve uniquement deux autres exemplaires à Carlisle et à Rudge en Angleterre ? Probablement d’un soldat qui séjourna à Samarobriva, nom gallo-romain d’Amiens. Quelle était la fonction de cet objet d’art ? L’hypothèse la plus couramment admise serait une récompense militaire aux soldats de ces remparts.

Un dieu à l’oreille de cerf

 

Divinité celtique, cet homme sculpté à la fin du Ier siècle après J.-C. détonne par son oreille de cerf. De nombreux mystères entourent ce personnage. Qui était-il ? Peut-être le dieu Cernunnos, dieu gaulois distribuant des richesses et dont l’attribut essentiel était des bois de cerf. Que tenait-il dans sa main gauche dont le poing est fermé ? Probablement un serpent. Et dans sa main droite, dont il manque l’avant-bras ? Une grappe de raisin ? Ce qui est sûr, c’est que cette divinité, ainsi que d’autres come Serjugodumnus et Gesacus, étaient vénérées à Samarobriva.

Bas les Masques ! 

 

Ces deux têtes de femme et d’homme du milieu du IIème siècle après J.-C. expriment la douleur et la tristesse. Où ces deux personnages, bouches ouvertes, yeux emplis d’émotion, étaient-ils placés ? Sur un édifice culturel ? Un théâtre ? En attendant de trouver l’origine du monument sur lequel ils ont été placés, on peut toujours admirer le travail précisé de leur sculpteur.

Il manque le corps

 

Allons en Grèce pour cette oeuvre ! Ces longs cheveux si superbement sculptés, ce visage si serein : la tête du Kourosest sans aucun doute l’un des chefs-d’œuvre antiques du Musée de Picardie. Les kouroï étaient des statues d’hommes, dont la taille pouvait varier (humaine ou plus grande). Datant de 510 environ avant J.-C., peut-être d’Athènes, ce personnage sourit, ses cheveux étant retenus par un bandeau au-dessus de sa tête. Qui en est l’auteur ? Selon une hypothèse, le sculpteur grec Anténos en serait l’artiste.