Découvrez l'Histoire d'Amiens ! 

 

De la Préhistoire au XXIème siècle, Amiens et l'Histoire ne font qu'une : l'Acheuléen, le commerce de la waide, la plus grande église gothique classique du XIIIème siècle, la citadelle construite sur ordre d'Henri IV, les passages des rois de France François Ier et Louis XIII, la restauration de la cathédrale Notre-Dame par Eugène Viollet-le-Duc, la marque de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie, le Velours Cosserat et le plus haut building d'Europe de l'Ouest des Années 50.

De l'Acheuléen à Samarobriva

 

Présente depuis la Préhistoire avec le biface acheuléen, Amiens est entrée très tôt dans l'Histoire. Durant l'Antiquité, Samarobriva ("le pont sur la Somme", nom aussi donné à la passerelle ci-contre) a connu le passage d'un certain Jules César qui mentionna la cité dans "La Guerre des Gaules". Les premiers siècle de notre ère virent l'édification de plusieurs monuments gallo-romains comme le théâtre et le forum qui se situaient de l'hôtel de ville actuelle au square Jules Bocquet. Des vestiges du forum sont visibles à travers les deux "hublots" de la place Gambetta.

Le Moyen-Âge Amiénois

 

Au début du XIIème siècle, les bourgeois se révoltèrent contre le comte d'Amiens, Enguerrand de Boves, afin d'obtenir plus de droits pour la régulation de leur commerce. Ils furent aidés par l'évêque d'Amiens, Geoffroy, et le roi de France Louis VI dit le Gros. Une fois le comte battu, les bourgeois d'Amiens eurent le droit d'ériger un beffroi, véritable symbole des libertés communales.

 

Pendant l'époque médiévale, Amiens connut une grande propérité économique liée à la waide, une plante tinctoriale jaune dont le bleu intérieur extrait était répandu sur les vêtements. De nombreux pays étrangers s'arrachèrent ce textile à la couleur bleue. Le commerce de la waide a contribué à la construction de la cathédrale gothique actuelle, la plus grande église gothique classique du XIIIème siècle, construite de 1220 à 1288.

 

Le quartier Saint-Leu est le plus ancien quartier et eut un rôle crucial dans le développement économique d'Amiens au Moyen-Âge. Les moulins fleurissaient, fonctionnant grâce aux bras de la Somme si nombreux, donnant à Amiens le surnom de "Petite Venise du Nord".

 

Les rois de France à Amiens

 

Les XVIème et XVIIème siècles ont vu passer à Amiens plusieurs rois de France. François Ier vint à Amiens au début du XVIème siècle : la porte François Ier des fortifications (incluse par la suite à la citadelle) possède une salamandre et le F couronné. Ce fut à cette époque qu'un logis fut reconstruit à l'emplacement de l'hôtel des Trois Cailloux, édifice Renaissance qui devint ensuite le Logis du Roy au XVIIème siècle en mémoire du passage de Louis XIII à cet endroit en 1640.

 

Après la prise d'Amiens par les Espagnols en mars 1597, le roi de France Henri IV reprit la ville en septembre de la même année et fit construire la citadelle d'Amiens par Jean Errard de Bar le Duc pour protéger la ville mais aussi pour punir les Amiénois de ne pas avoir accepter le renfort de soldats alors que le royaume était en pleine guerre contre les Espagnols. Une des portes de la citadelle porte le nom d'Henri IV et un buste du souverain, aujourd'hui disparu. Henriville, un des quartiers d'Amiens, porte ce nom en hommage à Henri IV.

Le siècle des changements

 

Le XIXème siècle fut une époque de changements importants pour Amiens. Les remparts furent détruits, permettant la construction du nouveau quartier Henriville et le passage du train dans les anciens fossés aménagés en voie de chemin de fer.

 

De nombreux édifices encore visibles de nos jours furent construits à cette période : la bibliothèque municipale, le nouvel hôtel de ville, le musée Napoléon (qui devint ensuite le musée de Picardie, photo ci-contre), le palais de justice, le cirque municipal et l'hôtel des Postes.

 

Ce fut aussi et surtout l'époque de la Révolution industrielle : le Velours Cosserat, produit à Amiens, fut exporté à travers le monde et permit, avec les autres industries, d'accroître la démographie amiénoise et la construction ou l'agrandissement de quartiers périphériques au centre historique.

 

Amiens fut le théâtre de nombreux événements : la Paix d'Amiens en 1802 et les nombreux actes de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie en faveur d'Amiens et de ses habitants (don du terrain de l'Arsenal pour construire le musée Napoléon, participation à la restauration d'une chapelle de la cathédrale appelée chapelle Sainte-Theudosie, Eugénie au chevet des malades amiénois à l'Hôtel-Dieu pendant l'épidémie de choléra en 1866).

 

Les Reconstructions d'Amiens

 

Amiens subit de plein fouet les deux guerres mondiales mais a toujours su se relever. La Grande Guerre vit la ville être un important poste d'arrière-front, lieu de passage et de soins des soldats. Elle subit une occupation de l'armée allemande pendant dix jours en 1914 et fut touchée par les nombreux bombardements.

 

L'entre-deux-guerres fut une période de reconstruction avec l'avènement de l'Art Déco, dont la rue Ernest-Cauvin en est le plus bel exemple mais aussi les Nouvelles Galeries.

 

La Seconde Guerre mondiale fut meurtrière pour Amiens : plus de 60 % du centre-ville fut rasé, ne laissant dans les rues que des amas de ruines. La Reconstruction fut confiée principalement à Pierre Dufau, architecte qui redessina la ville. Auguste Perret y mit sa touche avec sa tour qui fut le plus haut building d'Europe de l'Ouest des années 1950. La construction de la Maison de la Culture ainsi que sa modernisation, la réhabilitation du quartier Saint-Leu, la piétonisation du centre-ville, la création du parc Saint-Pierre ainsi que des constructions modernistes comme le stade de la Licorne, le Cinéma Gaumont ou encore le Zénith font d'Amiens une ville tournée vers l'avenir !